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Question du mois

Pourquoi pratiquez vous ?

Quels sont vos objectifs et vos attentes au travers de la pratique martiale ?

jeudi 29 mai 2008, par David Dumas

Certains maîtres racontent avoir commencé la pratique d’un art martial pour améliorer leur santé, certains avouent avoir désiré devenir fort, d’autres ont simplement été pris dans une tradition familiale où l’entraînement était obligatoire.

Et vous, pourquoi avez-vous commencé ?

Avec le temps, les raisons de pratiquer peuvent devenir floues ou, au contraire, se préciser ...

Qu’est-ce qui vous motive encore à court, moyen ou long terme dans votre pratique. Vous fixez-vous des objectifs à atteindre ? Auquel cas quels sont-ils ? Que vous apporte la pratique aujourd’hui ? ...

Je sais ça fait beaucoup de questions. :-)

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8 Messages de forum

  • Pourquoi pratiquez vous ?

    30 mai 2008 17:18, par Gilles
    J’ai découvert l’aikidô vers la fin des années 70, au sein d’un petit club FFAB, en province. Je crois que c’était l’époque des films de Bruce Lee et nous étions tous attirés par le monde fabuleux des arts martiaux. Beaucoup d’entre-nous allèrent dans le club de Viet Vo Dao. Les conseils d’un ami de ma famille, mon tempérament paisible et l’asthme qui me fatiguait depuis longtemps me poussèrent vers l’aikidô, discipline qui rejetait la compétition et faisait une place importante aux exercices respiratoires. Nous n’étions que trois enfants dans ce club. Mes souvenirs sont flous, mais je garde en mémoire l’image d’un lieu calme, isolé de tout "monde extérieur", le temps d’un cours. J’ai pratiqué environ trois ans dans ce dôjô, puis comme bien des enfants, je suis parti essayer d’autres activités. Mais avec le temps, je suis toujours revenu vers l’aikidô. Peut-être parce qu’il m’a toujours semblé plus accueillant, plus profond que les autres arts martiaux que j’ai observés depuis cette époque. Aujourd’hui, je sais que d’autres disciplines martiales offrent des sensations équivalentes. Mais je reste fidèle à ma première rencontre. Et je viens désormais au dôjô avec un plaisir différent, sans vraiment chercher quelque-chose de particulier, en sachant juste que par la concentration, l’effort et l’abandon de soi, on peut trouver un moment de paix unique, un peu semblable à celui que ressent un apnéiste lors d’une plongée. J’observe avec intérêt mes deux professeurs : ils ont chacun une vision simple, rigoureuse et personnelle du rôle important qu’ils ont choisi de tenir. Je cherche aussi à pratiquer dans la bonne humeur, en harmonie avec mes partenaires et à me libérer des tensions qui perturbent mes gestes et faussent mes sensations. Peut-être qu’un jour je trouverai le temps et l’énergie nécessaires pour obtenir le « shodan » et accéder à d’autres horizons. Mais ce n’est pas le plus important. Ma vraie réussite sera de pratiquer plus régulièrement, le plus longtemps possible, en gardant le corps et l’esprit toujours ouverts.

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  • Pourquoi pratiquez vous ?

    2 juin 2008 13:31, par Mehdi Reghai

    Personnellement et très modestement, j’ai toujours été attiré par la culture japonaise et l’imaginaire samouraï moyenâgeux. Un monde où le sabre était sacralisé.

    La recherche d’un budô où le Ken occupe une place importante me plonge ainsi dans l’Aïkido, puisqu’au Maroc, il est très difficile de faire du Kendo ou du Iaïdo (manque de dojos, de stages, d’équipements, d’infrastructures...)

    Et même en étant un débutant, je m’estime dors et déjà heureux d’apercevoir un peu ce qui fera (je l’espère du moins) ma voie.

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  • Pourquoi pratiquez vous ?

    2 juin 2008 23:09, par Kheper eul’scarabée

    Je suis arrivé au dojo par dépit. En effet après des années de pratique plus ou moins régulière de disciplines "pieds poing", je me suis fait arracher l’épaule par le prof de kick-boxing du petit club que nous animions. Il était grognon, j’étais distrait, il pesait 15 kg de plus que moi, et j’ai bloqué ferme (au lieu de dévier) un direct du droit poussé par une belle rotation de la hanche.

    Quelques mois plus tard, lors d’une grande conversation avec l’ostéopathe qui m’avait enfin retapé, je suis arrivé à la conclusion qu’il fallait que je trouve un autre sport de combat compatible avec mon agressivité naturelle et l’âge de mes articulations (âge majoré par le fait que je n’ai plus vraiment le temps de m’entraîner physiquement vraiment, ce qui n’arrange rien). Le karaté ? Bof, souvent c’est Shotokan et je trouve ça assez disgracieux, sans compter qu’à l’usage je n’ai jamais vraiment été convaincu. Kung-fu, Viet vo dao ? Hyper initiatique, il faut commencer par trois ans à faire des grimaces devant un miroir avant de commencer à pouvoir en tirer quelque chose (même si à la différence du karaté shotokan, pour l’une ou l’autre des disciplines mentionnées j’ai vu des exemples très convaincants sur plastrons non coopératifs). Judo ? Je n’aime pas vraiment repasser, ce n’est pas pour qu’on s’accroche à mes vêtements.

    J’en suis donc arivé à l’aïkido, discipline dont j’avais pu également apprécié l’efficacité et qui avait le bon goût d’obtenir l’approbation de mon ostéopathe. En plus, premier coup de bol : il existe un dojo près de mon travail avec plein de créneaux proposés entre midi et deux : le dojo de l’école militaire. Deuxième coup de bol : le senseï est excellent et l’ambiance super sympa (c’est le dojo de l’école militaire).

    J’en suis encore à découvrir l’aïkido (deuxième année seulement, toujours au dojo de l’école militaire), mais je ne m’en lasse pas. C’est une discipline riche, complexe, peut être un peu rébarbative au départ, mais qui ouvre des perspectives sans fin car elle permet de travailler d’abord sur soi (ah, une bonne ouverture de séance par des séries de chutes), ou sur les autres (mais pourquoi y tombe pas ?!), en harmonie ou en "émulation", à mains nues ou avec armes... Toujours sans forcer, sans être forcé... Le plus amusant est que le chemin du dojo donne envie, en complément, de retrouver le chemin du ring. Car l’aïkido est une suite dans le chemin du guerrier, qui se comprend à mon avis mieux seulement après avoir été guerrier dans d’autres disciplines.

    Ah oui, les objectifs. Heuh, à part arrêter de me vautrer lorsque je fais la chute courte et me croiser les jambes comme un clown sur iriminage, je ne vois pas vraiment.

    Salutations à tous,

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  • Pourquoi pratiquez vous ?

    3 juin 2008 15:50

    Pourquoi ai-je commencé ? Ouhlala, c’est il y a tellement longtemps, environ 25 ans ! Sport, défense, art martial, culture japonaise... il y avait de tout ça, mais dans quel ordre ?

    Un élément déterminant a sûrement été la gentillesse de l’accueil du responsable de l’entrainement ce jour là, ainsi que la bonne ambiance qui régnait sur le tatami ( à une époque où dans d’autres "arts martiaux" il était de bon ton de se faire "tester").

    Et pourquoi je continue ? Tout simplement parce que quand j’ai du arrêter, ça me manquait de ne pas pratiquer. Et que quand on trouve un bon dojo, avec une bonne ambiance et quelqu’un qui vous fait progresser, et des horaires compatibles, ce serait bête de ne pas en profiter.

    Des objectifs à atteindre ? Je ne sais plus qui écrivait que cheminer même à petits pas c’était toujours avancer.

    Xavier

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  • Pourquoi pratiquez vous ?

    9 juin 2008 15:46, par Mat.

    Un peu de judo, enfant.

    Un bouquin d’aïkido plein de photos magnifiques, adolescent, dans la bibliothèque de mon père.

    Un certain goût pour la bagarre (tant qu’il n’y a pas de perdant :D).

    La découverte de la pratique durant quelques mois en classe de terminale, et le voeu alors émis de m’y mettre sérieusement un jour.

    Presque 10 ans plus tard, j’ai re-débuté la pratique cela fait maintenant 3 petites années. Mes motivations sont toujours à peu près identiques, même si ma compréhension de leurs implicites évolue avec la pratique. Aujourd’hui je les formulerais ainsi :

    1- à court terme : d’une manière générale, entretenir et affûter le corps pour développer son potentiel d’action.

    2- à moyen terme : en cas de conflit, ne pas se laisser bouffer en limitant la casse autant que possible.

    3- à long terme : mieux me connaître, moi Homme, ainsi que mes semblables, à travers le langage qui ne ment pas, celui du corps, pour peut-être ... avancer sur le chemin ouvert par Ueshiba et ses pairs.

    Selon le vieil adage, "l’enfer est pavé de bonnes intentions" ... Si on suit cette image, pratiquer l’aïkido est pour moi le moyen d’apprendre à mettre la "bonté" "en actes", pour peut-être - qui sait ? ... échapper à l’enfer.

    A part ça, il fait bon se défouler avec des personnes qu’on apprécie ... ;-)

    @+

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  • Pourquoi pratiquez vous ?

    18 juin 2008 14:27, par Frédéric

    J’espère que je ne vais pas être trop long, mais ce n’est pas facile de résumer en quelques lignes ce qui constitue, même à mon niveau de dilettante, un engagement commencé il y a une vingtaine d’années, avec quelques interruptions par ci par là.

    Lorsque j’ai commencé les arts martiaux, par l’apprentissage du tae kwon do à l’âge de 17 ans, j’avais deux objectifs en vue.

    Le premier était de donner enfin son tribu à une combativité qui m’a toujours habité. Je précise bien combativité, manière d’être et de concevoir la vie dictant de ne jamais se détourner du combat lorsqu’à tort ou à raison celui-ci paraît inéluctable, chose radicalement distincte du tempérament habitant le bagarreur, ce que je n’ai jamais été.

    Le second objectif était bien moins substantiel, puisqu’il s’agissait d’arriver au premier tout en pouvant en plus me prendre pour le Petit Dragon. Ceux qui au cours d’une rixe se sont déjà fait « traiter » de Bruce Lee par un type énervé d’avoir pris un coup de pied, même suivi de « j’vais te tuer », comprendront le plaisir très puéril mais réel que ça peut procurer. Bref, pour ça, le tae kwon do, avec ses improbables coups de pieds volants, ça me paraissait parfait.

    Rapidement après avoir commencé, j’ai découvert que l’art martial que j’avais choisi me donnait une confiance grandissante en moi. En conteste d’hostilité potentielle évidemment, mais également dans mes rapports quotidiens à autrui. A tel point que j’ai fini par me demander, pour essayer de m’expliquer ça, si même dans les discussions les plus policées entre les personnes les mieux élevées du monde on n’émettait pas parfois des signaux subliminaux du genre « si l’on était pas censés être dans une société civilisée, je pense sincèrement que je pourrais parfaitement t’aplatir et même que ça me ferait plaisir ». En tout cas, en situation de franche hostilité, je suis persuadé d’avoir éteint plusieurs confrontations parties pour dégénérer physiquement sans avoir eu besoin de donner le moindre coup. J’ai dû me battre vraiment seulement deux fois en vingt ans, et encore chaque fois parce que j’arrivais sur le champ d’une agression déjà commencée qui ne me visait pas à l’origine. Et ces deux fois là, ça m’a sacrément sauvé la mise de fréquenter le Dojo.

    En même temps que l’acquisition de cette confiance, j’ai découvert que l’on n’utilise qu’une partie minime des capacités qu’offre son corps et que l’art martial est un moyen de repousser considérablement les limites de celui-ci, ce qui va au-delà de la simple forme physique permise par l’exercice, forme par ailleurs extrêmement appréciable.

    Alors évidemment, comme ça partait d’un besoin lié à une façon d’être et que les premiers effets positifs allaient au-delà de mes objectifs initiaux, j’ai continué…

    C’est à ce moment là qu’en progressant, je me suis dit que finalement, j’avais beau avoir acquis confiance en ce que je pensais être ma force et être capable de faire le grand écart entre deux chaises (quoi ça sert à rien ?!), j’étais sacrément mauvais et dangereux pour moi-même quand je me croyais bon.

    Je suis entré alors dans une autre phase plus centrée sur la compréhension du pourquoi des mouvements appris par cœur et sur la distinction de ceux qui, sans être forcément inutiles pour l’exercice du corps et de l’attention, tiennent plus du cirque de Pékin que de l’aire de combat.

    C’est ce cheminement et la remise en cause par étapes qui l’a accompagné qui me permettent aujourd’hui de commencer un art martial comme l’aïkido sans être découragé par l’extrême lenteur de mes progrès : j’ai compris qu’ici comme ailleurs chaque palier atteint ne vaut pour moi que par l’accès qu’il me donne au palier suivant et que, comme après une longue randonnée en montagne où je peux être ébahi à la fois du nouveau paysage qui s’offre à moi et de la vue du chemin déjà parcouru, mon apprentissage en arts martiaux ne prendra sans doute jamais de sens que comme un chemin de vie jamais abouti mais chaque jour enrichi.

    C’est l’une des raisons pour lesquelles l’année dernière, lorsque j’ai dû admettre que les conditions dans lesquelles je pratique le tae kwon do ne me permettront plus de véritablement progresser (d’une part parce que je manque de temps pour m’y investir en l’absence de soirées disponibles, d’autre part parce que cet art martial se fonde beaucoup sur la performance physique et que celle-ci ne va pas s’arrangeant passé trente ans), j’ai voulu repartir de zéro vers un art martial où j’aurais tout à apprendre. Et puis le tae kwon do est une école de combat à distance qui a pour inconvénient de faire de ses pratiquants des espèces de manchots quand ils se retrouvent en face de l’adversaire. Or, au départ, comme indiqué plus haut, je me considérais plus comme ayant l’âme d’un combattant que celle d’un manchot (même si j’aime par ailleurs beaucoup ces oiseaux au joli costume et à la démarche rigolote).

    J’ai donc cherché un art martial offrant une approche de combat radicalement différente de ce que je connaissais (et accessoirement que je pourrais, obligations paternelles obligent, pratiquer pendant l’heure du déjeuner).

    C’est ainsi que j’ai été vers l’aïkido. Ce n’est même pas que je n’ai pas été déçu : j’ai été époustouflé par l’efficacité d’un art martial pourtant si différent de ce que je connaissais du combat. Je regarde, j’essaie progressivement de commencer à ressentir sans y arriver encore ; j’ai tout à apprendre dans une discipline dont la pratique est pour moi un moment de plaisir ; c’est une des premières choses que je recherche dans la vie…

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  • Pourquoi pratiquez vous ?

    3 avril 2009 18:59, par edacer972
    Moi au début j’avais eu un accrochage avec un gas de mon collège et je suis rentré chez moi très énervé le lendemain j’ai tout de suite voulu apprendre un arts martial puissant pour casser la geule du mec , j’ai tout de suite penser au kung fu , car pour moi c’était l’art ultime bien décider a apprendre le kung fu je chercha un club prés de chez moi , sans aucun résultat alors je me suis dit c’est mort... Le lendemain je me rendit sur internet et je chercha des infos sur un arts martiaux mais je tombais que sur des truc de karaté taekwondo et autres je trouvais ca cool , puis je suis comme par hasard tomber sur le site de bernard bordas shinan et je découvrit des tas de texte qui m’apprirent qu’es qu’était l’art martial ce fut le coup de foudre après sa je n’eus plus envie de me bagarrer mais de ....de... d’apprendre cette arts jusqu’à c’est moindre recoin et la je décida de prendre contact avec Bernard shinan très ému par la sagesse de sensei je commencais mon apprentissage du ninjutsu pour toute ma vie...

    Voir en ligne : mon blog

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